La Magic Box en vente après la mort de son propriétaire

 

La police à été appelée hier en milieu de matinée après la découverte d’un corps dans un magasin du centre-ville : La Magic Box, vraisemblablement assassiné par la même mafia locale des braqueurs masqués, qui avait assassiné l’ancienne propriétaire de la boutique. Ce commerce vendant des articles ésotériques et portant jusqu’en 1998 le nom de Uncle Bob’s Magic Cabinet, avait en effet déjà fait la une de notre journal le 25 novembre 1998 après l’assassinat de sa propriétaire, une femme de 46 ans. C’est Donald Bgharty, la nouvelle victime, qui avait racheté le fond de commerce et le local, entamé des travaux de rénovation après les dégradations survenues dans le magasin le lendemain du meurtre, et entièrement restauré ce commerce fleurissant, avant d’en changer la devanture et même l’enseigne pour devenir Magic Box. Un nouveau nom qui était censé faire oublier le sombre passé de la cellule commerciale et offrir un nouveau départ à ce business de la sorcellerie qui cartonne à Sunnydale, plus encore qu’à Salem dans le Massachussetts, et où les ouija côtoient les livres de sorcellerie, les jeux de tarots, les racines de mandragores en bocaux et autres boules de cristal. On pouvait même trouver chez Magic Box des mains de momie véritable à prix d’or ! 

Ce sont des clients qui ont appelé la police après avoir trouvé le corps couvert de blessures au cou, alors qu’ils pensaient que le magasin était étonnamment fermée, n’ayant pas vu de lumière en entrant. Donald Bogharty avait 59 ans et n’était pas connu pour des liens avec une quelconque mafia, tout comme l’ancienne propriétaire ne l’était pas d’avantage. Notre consultant criminologue David Johnson s’était exprimé sur ce meurtre sordide en 1998 : « Si le gang des braqueurs masqués a pour crédo de faire régner la terreur en ville, ils ne supporteront pas de voir des opportunistes développer leur business et faire du profit grâce à eux. Il est clair que les marchands d’ésotérisme profitent de la réputation sulfureuse de Sunnydale pour s’installer en ville », avait-il lancé en guise de mobile. Aujourd’hui, le criminologue revient sur cette affaire classée, dont le ou les auteurs n’ont jamais été appréhendés, estimant que « c’est une vendetta qui dure depuis des années avec le gang des braqueurs masqués. » Pour Johnson, ce ne sont pas nécessairement les mêmes personnes qui agissent mais ils se passent les consignes entre eux.

« En 1998, ils ont saccagé le magasin le lendemain du meurtre pour effacer leurs traces et aussi pour envoyer un message clair aux habitants de Sunnydale. » Ils refusent qu’on fasse de l’argent sur leur réputation explique Johnson. « Pour ce gang aussi dangereux qu’insaisissable, quand un commerçant surfe sur la réputation sulfureuse de la ville avec ses meurtres sordides et ses histoires de rituels sataniques, ça revient à exploiter leur propre trafic. Ils veulent imposer un régime de terreur et au lieu de cela, ils voient des commerçant récolter les fruits de leur ‘travail’ » Donc quand Donald Bogharty, un homme sans histoire, reprend le point de vente et continue le business de l’Uncle Bob Magic Cabinet, les braqueurs masqués le prennent comme un affront. « Ce gang voudra toujours avoir le dernier mot ! » craint Mme Finkle, la voisine de la boutique Apil Fools située juste à côté.

Justement, le commerce est si fleurissant qu’une option aurait déjà été posée dessus avec un repreneur impatient. Il se dit que les marges bénéficiaires de ce magasin sont impressionnantes, même si pour Johnson ce meurtre n’a rien à voir avec l’argent. Magic Box exportait dans le monde entier et la surface de vente est impressionnante pour un si petit marché. Le repreneur serait un anicien membre du corps enseignant du lycée de Sunnydale confiant dans l’avenir du magasin. Il devra toutefois, s’il reprend l’affaire, rester sur ses gardes. Il faut faire preuve d’un courage certain pour se lancer dans le rachat de cette boutique. Les clients habitués du magasin n’ont pas oublié non plus le meurtre du propriétaire du Dragon’s Cove, autre boutique de sorcellerie plus modeste, qui elle, n’a jamais retrouvé de repreneur et a tiré le rideau définitivement.

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