Un mausolée pulvérisé à l’aide… d’une grenade !

Une fois n’est pas coutume, l’un des cimetières de Sunnydale a de nouveau été victime de vandalisme pendant la nuit, et le mausolée de la famille Wheeler, en place depuis 1889, a été détruit à l’aide d’un explosif, que l’enquête préliminaire a déterminé être un engin de type grenade à fragmentation militaire. Il n’y a pas de victimes à déplorer mais le caveau est en très mauvais état, et sera difficile à restaurer, d’autant que les membres de la famille Wheeler n’habitent plus Sunnydale depuis deux décennies au moins.
Ce n’est pas la première fois que des rapports de vandalisme sur les pierres tombales et les mausolées sont rapportés. On se souvient des profanations qui avaient donné des sueurs froides à la communauté quand les cadavres de Jane Atkins, Meredith Todd et Cathy Ryan avait été extraits de leurs tombes le lendemain de leur enterrement, les trois jeunes lycéennes ayant été tuée dans un accident de voiture. Puis, d’autres dégradations, certaine d’ampleur, sont survenues les années suivantes. Le mausolée de Josephus DuLac, mathématicien et théologien excommunié à Sunnydale au XIXe siècle, avait été profané lui aussi en décembre 1997. Aussi, des tombes avaient été entièrement retournées et des pierres tombales saccagées et brisées le 17 novembre 1998. Le caveau de la famille Gleaves fut pillé pendant l’hiver 1999. Pire encore, des os d’enfants furent dérobés dans un autre caveau en janvier 2000.

Souvent des témoignages de familles qui se rendent au cimetière rapportent que des squatteurs élisent domicile dans certains mausolées, certaines cryptes très anciennes, en général à l’abandon, et ceci dans les douze cimetières de la ville. La police aurait eu vent de ces témoignages mais refuserait de patrouiller dans les cimetières après 21 heures. Aucun gardien de nuit n’a accepté les postes proposés par la municipalité qui peinent toujours à recruter des gardiens dans ses lieux sensibles, et en dépit de la fermeture de certains sites interdits au public à la nuit tombée, rien n’empêche jamais les intrusions et le grabuge. Aujourd’hui, la municipalité se dit à cours de solutions et recommande aux familles de visiter les tombes en journée. Pour ce qui est du mausolée des Wheeler, des témoins prétendent avoir vu un groupe de punk entrer et sortir de l’édifice.
« Il y a des gens qui rôdent là-dedans pendant la nuit ! » déclare Gwen, une habitante qui chaque soir après le travail, rentre à pied en longeant les cimetières Rosedale, Restfield puis Shady Hill, tous les trois non loin l’un de l’autre. « Je ne serais pas étonnée que ces gens qui font partie de ce gang de braqueurs masqués se réunissent dans les cimetières pendant la nuit » suggère-t-elle avec inquiétude. Il est vrai que les membres de ce gang, dont aucun n’a jamais formellement été identifié ni traduit en justice, avaient été pistés par les services de police dans des lieux atypiques. La municipalité envisageait, il y a quelques années, que ce gang s’était établi dans l’ancien entrepôt désaffecté qui a pris feu en février 1998, puis dans l’ancienne synagogue sur Crawford Street. S’il semble que ce gang, systématiquement devenu suspect numéro 1 derrière toutes les bizarreries qui se produisent à Sunnydale, choisit toujours des lieux obscurs pour s’établir, il n’est pas interdit d’en déduire que ledit gang loge aussi dans les cimetières de la ville, surtout en sachant que la police n’y entre pas. « Je suis sûre qu’ils règlent leurs comptes dans les cimetières, à l’abris des regards ! Le coup de l’explosion à la grenade, c’est sûrement un règlement de compte ou un avertissement ! » avance Gwen.